Demon’s Souls : Le filtre princier de la réalité.

Cet article fait partie de mon dossier consacré à Demon’s Souls. Cliquez ici pour accéder à l’introduction et au sommaire.

Bolétaria, j’en ai entendu parler…

At its peak, Boletaria was a grand kingdom.
The king, his knights and his subjects were modest and plain, but also steadfast and compassionate.
In the distant southern kingdom, Boletaria was known as paradise on earth.

Traduction rapide : À son apogée, Bolétaria était un grand royaume. Le roi, ses chevaliers et ses sujets étaient modestes et sans histoires, mais aussi loyaux et compatissants. Dans le lointain royaume du sud, Bolétaria était connu comme étant un paradis sur terre.

Que penser après qu’Ostrava nous ait dit cela ? Nous l’avons aidé à sortir de l’impasse dans laquelle il s’est mis (1-1) et il nous parle, nostalgique, du royaume d’autrefois.


Nous ne connaîtrons jamais vraiment le royaume d’avant la chute, mais vous remarquerez que nous disposons du tableau, cette fois-ci éternel, de Bolétaria pendant la chute. Après avoir été terrassé par les démons, après être devenu fou par le manque d’âmes, personne n’est allé bien loin.

Tel un archéologue paranoïaque et psychotique parachuté en plein Pompéi, le joueur a l’occasion presque contre-nature dans le jeu vidéo de laisser sa soif d’expérience de côté pour se demander un peu ce qu’il fout là.

Rappelez-vous de la première chose qui saute aux yeux quand on arrive devant les portes de la cité…

Des esclaves. Des esclaves à tous les étages. Des esclaves a demi-nus placés en première ligne ! Ils sont équipés de boucliers en bois et d’épées cassées. Quelles chances pouvaient-ils avoir face aux démons ! Chevalerie quand tu nous tiens !

Rappelez-vous des bouffons, les différents objets trouvés témoignent que ces brutes terrorisaient la population. Leur fouet ne servait sans doute pas à faire des tours de passe-passe pour divertir la foule. Malheur à ceux qui étaient pris pour cible par ces sadiques !

Rappelez-vous de ces chevaliers, toujours à l’arrière des lignes. Ils se planquent derrière leurs soldats plutôt que de combattre avec eux ! Salauds !

Ostrava reste persuadé que le Roi n’a jamais voulu un royaume comme celui-ci. Quelle naïveté !

La vertu enfermée à double tour

Les fouilles du joueur indiquent clairement qu’Ostrava ne sait pas de quoi il parle quand il mentionne le royaume et ses chevaliers. Peut-être en est-il autrement concernant son entourage. Après tout, comment peut-il se tromper sur son père, le Roi ? Le télescope qu’il vous a donné au début de l’aventure prouve que cet homme, bien qu’en armure, est très instruit et a donc vécu au palais. Continuons notre enquête.

Vous avez déjà vu ces récits ou une arme très dangereuse est cachée, enterrée et protégée. On la garde car on ne sait pas la détruire ou que son pouvoir maléfique, bien qu’immoral, pourrait nous sortir d’une situation désespérée.

Dans Demon’s Souls, il s’agit de deux épées :

La Faucheuse d'âmes

Here in Boletaria, we speak of the legend of The Two swords and the Last Hero.
The Two Swords, are Demonbrandt and Soulbrandt.
One sword banishes that which befouls man, and the other banishes man himself.

La Faucheuse de démons

Inside the mausoleum are my father’s two swords, Soulbrandt and Demonbrandt.

Traduction rapide: [...] La légende parle de deux épées, la Faucheuse d’âmes et la Faucheuse de démons. La première bannit ce qui souille l’homme. La deuxième en est le fléau. [...] Ce sont les épées de mon père, enfermées dans le mausolée.

On pourrait croire qu’Allant a décidé de protéger son peuple de ces deux armes dévastatrices, mais ceux qui sont allés dans le mausolée ne trouveront que la Faucheuse de démons.

La Faucheuse d’âmes est portée par le Roi lui-même !

Voilà qui est clair. Il avait le choix, il connaissait les deux, il a enterré une arme ne pouvant servir qu’à faire le bien et porté fièrement l’instrument de domination de son peuple par la terreur.

L’art des âmes n’a pas corrompu l’humanité, il a simplement renforcé leur pouvoir de destruction au point de mettre à genoux leur civilisation !

 

 

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